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Recrutement RH

Sourcing recrutement : méthode, outils et chiffres en 2026

Les conseils de nos experts sur l'approche à adopter pour garantir la meilleure efficacité et le taux de réponse le plus haut.

Fondateur de Licorne Society

Publié le

Sourcing recrutement : méthode, outils et chiffres en 2026

Le sourcing est l’étape du recrutement dont tout le monde parle et que peu d’entreprises mesurent. Chacun sait qu’il faut « aller chercher les candidats », mais rarement combien il faut en contacter, combien de messages envoyer avant d’obtenir une réponse, ou combien d’heures cela représente pour un seul poste.

Chez Licorne Society, le sourcing est notre quotidien, et chaque approche de nos consultants est suivie dans notre CRM de recrutement. Cet article s’appuie sur ces données pour vous donner une méthode complète, des repères chiffrés par métier et une vision honnête de ce que le sourcing demande vraiment.

44 %des candidats approchés finissent par répondre
229profils contactés en moyenne par recherche aboutie
72 %des réponses arrivent après au moins une relance

Source : Licorne Society

Qu’est-ce que le sourcing en recrutement ?

Le sourcing regroupe toutes les actions qui permettent d’identifier et d’attirer des candidats pour un poste : publier une annonce, fouiller une CVthèque, rechercher des profils sur LinkedIn, solliciter la cooptation, réactiver un vivier existant. C’est la première étape opérationnelle d’un recrutement, juste après la définition du besoin.

Le terme vient de l’anglais to source, s’approvisionner. Il est d’ailleurs aussi employé dans les achats, où le sourcing désigne la recherche de fournisseurs. En ressources humaines, il s’agit de trouver la bonne personne, au bon moment, avant vos concurrents.

Nous distinguons deux grandes familles de sourcing, qui ne demandent ni le même effort, ni les mêmes compétences.

Sourcing passif · inbound

Les candidats viennent à vous

  • Annonces sur les job boards et la page carrière
  • Inbound recruiting : marque employeur, contenus, posts LinkedIn des équipes
  • Candidatures spontanées et cooptation
  • Touche surtout les candidats en recherche active
  • Effort modéré, mais beaucoup de tri
Sourcing proactif

Vous allez chercher les candidats

  • Recherche de profils sur LinkedIn, GitHub, CVthèques
  • Approche directe par message et relances
  • Touche les candidats en poste, qui ne cherchent pas
  • Résultats supérieurs, mais très chronophage

Le sourcing passif repose de plus en plus sur l’inbound recruiting : plutôt que de multiplier les annonces, l’entreprise attire les candidats grâce à sa marque employeur. Page carrière qui raconte le quotidien des équipes, posts LinkedIn des fondateurs et des managers, articles, podcasts, présence dans les communautés métier : chaque contenu fait connaître l’entreprise auprès de profils qui postuleront le jour où ils chercheront. L’inbound est un investissement de long terme, qui réduit le coût de chaque recrutement, mais il ne remplit pas un poste urgent ou rare à lui seul.

Aujourd’hui, le mot sourcing désigne surtout le second : le sourcing proactif, aussi appelé approche directe ou direct sourcing. C’est lui qui fait la différence sur les postes en tension, et c’est lui que nous décortiquons dans la suite de cet article.

Pourquoi le sourcing proactif est devenu indispensable

Sur les métiers en tension (développeurs, profils data, commerciaux expérimentés, managers), les meilleurs candidats ne lisent pas les annonces. Ils sont en poste, plutôt bien traités, et sollicités plusieurs fois par semaine. Le sourcing proactif inverse la logique : au lieu de trier ce qui arrive, vous choisissez qui vous voulez rencontrer. Vous élargissez votre marché aux candidats passifs, vous contrôlez la qualité des profils dès le départ et vous gagnez du temps sur les postes où les candidatures entrantes sont rares ou hors cible.

Le revers est simple : c’est un travail de volume, de méthode et de persévérance. Nos chiffres le montrent sans ambiguïté, et c’est souvent là que les équipes internes décrochent.

👉 Le sourcing n’est qu’une étape du recrutement. Pour la replacer dans l’ensemble du parcours, de la scorecard au closing, lisez notre méthode pour construire un processus de recrutement performant.

Construire sa stratégie de sourcing en 5 étapes

Un sourcing efficace ne commence pas sur LinkedIn. Il commence par un brief précis, et se termine par un suivi rigoureux des résultats pour ajuster le tir. Voici la méthode que nous appliquons sur chaque mission.

1
Cadrer le besoin et dessiner le personaMissions, compétences indispensables, fourchette de salaire, entreprises cibles où ces profils travaillent aujourd'hui, critères éliminatoires.2 à 4 heures
2
Choisir les canauxLinkedIn pour la majorité des métiers, GitHub pour la tech, CVthèques pour les postes à volume, cooptation et vivier pour gagner du temps.1 heure
3
Rechercher et qualifier les profilsRequêtes booléennes, lecture de chaque profil, élimination des faux positifs. Pour 1 profil retenu, plusieurs sont écartés.L'étape la plus longue
4
Approcher et relancerMessage personnalisé, puis une séquence de relances multicanale : invitation, message LinkedIn, InMail, email.3 semaines par vague
5
Mesurer et ajusterTaux de réponse, taux de qualification en entretien, profils présentés. Si un indicateur décroche, on revoit le message, la cible ou le brief.Chaque semaine

1. Cadrer le besoin avant de chercher

C’est l’étape la plus souvent bâclée et celle qui coûte le plus cher ensuite. Un brief flou produit des recherches trop larges, des profils hors cible et des managers qui rejettent les candidats présentés. Avant la première recherche, vous devez savoir précisément ce que la personne devra accomplir dans ses douze premiers mois, les trois ou quatre compétences non négociables, la fourchette de rémunération réelle et les entreprises où ces profils travaillent aujourd’hui.

Formalisez ces éléments dans une scorecard de recrutement : elle servira de grille à chaque étape, du tri des profils jusqu’au débrief des entretiens.

2. Choisir les bons canaux

Tous les canaux ne se valent pas selon le métier. Un développeur backend se trouve sur GitHub et LinkedIn, un commercial terrain dans une CVthèque, un directeur financier par le réseau et l’approche directe. Le tableau plus bas détaille les canaux que nous utilisons et ce qu’il faut en attendre.

3. Rechercher et qualifier les profils

C’est le cœur du sourcing, et sa partie la plus invisible. Une recherche LinkedIn renvoie des centaines de résultats, dont une large partie ne correspond pas : intitulés trompeurs, expériences trop courtes, profils déjà en poste depuis trois mois, localisation incompatible. Chaque profil doit être ouvert, lu et jugé. C’est un travail d’attention qui ne s’automatise qu’en partie.

4. Approcher et relancer

Le premier message ne suffit presque jamais. Nos séquences d’approche comptent en médiane 10 points de contact répartis sur 21 jours, en alternant invitation LinkedIn, message, InMail et email. Nous y revenons en détail plus bas, chiffres à l’appui.

5. Mesurer et ajuster

Un sourcing se pilote. Si le taux de réponse s’effondre, c’est le message ou la cible qui pose problème. Si les candidats répondent mais échouent au premier entretien, c’est la qualification des profils. Si les managers rejettent les profils présentés, c’est le brief. Nous détaillons les indicateurs à suivre dans notre article sur les indicateurs du recrutement.

Les canaux de sourcing : où chercher selon le profil

Les canaux de sourcing, comparés

Notre lecture terrain : la capacité de chaque canal à toucher des candidats en poste qui ne cherchent pas activement, et le temps qu'il demande au recruteur. De ● (faible) à ●●● (fort) ; en vert ce qui joue en votre faveur, en rouge ce qui pèse.

CanalIdéal pourAccès aux candidats non actifsTemps à y consacrer
LinkedIn (Recruiter, Sales Navigator)Quasi tous les métiers cadres : sales, marketing, produit, tech, finance, direction●●●●●●
GitHub, GitLab, Stack OverflowDéveloppeurs, profils data et infrastructure●●●●●●
Behance, Dribbble, portfoliosProduct designers, UX/UI, créatifs●●●●●●
CVthèques (Indeed, HelloWork, Apec)Postes à volume, profils opérationnels et commerciaux terrain●●●●●●
Communautés et événementsProfils tech et data de niche, écosystèmes spécialisés●●●●●●
CooptationTous les métiers, surtout quand l'équipe est déjà bien connectée●●●●●●
Vivier et ATS existantsPostes récurrents, candidats finalistes d'anciens recrutements●●●●●●

Dans la pratique, LinkedIn concentre l’essentiel de l’approche directe sur les métiers cadres. Les autres canaux servent à compléter, à trouver les profils absents de LinkedIn ou peu actifs dessus, et à vérifier une expertise (un historique de contributions sur GitHub en dit souvent plus long qu’un intitulé de poste).

Les techniques qui font la différence

La recherche booléenne

La recherche booléenne combine des mots-clés avec des opérateurs (AND, OR, NOT, guillemets et parenthèses) pour obtenir des résultats précis. C’est la compétence de base du sourceur. Quelques exemples prêts à adapter :

LinkedIn Recruiter : un Account Executive SaaS expérimenté

("account executive" OR "AE" OR "business developer") AND (SaaS OR logiciel) AND ("mid-market" OR enterprise OR "grands comptes") NOT (stage OR alternance OR intern)

Google X-ray : un Data Engineer à Paris, sans passer par LinkedIn

site:linkedin.com/in ("data engineer" OR "ingénieur data") (spark OR databricks OR airflow) Paris -stage -alternance

GitHub : des développeurs Go basés à Lyon, actifs et suivis

location:Lyon language:Go followers:>20 repos:>5

Deux conseils issus du terrain : listez systématiquement les synonymes d’intitulés (un même poste s’appelle Account Executive, Business Developer, Sales Manager ou Ingénieur commercial selon les entreprises), et excluez explicitement ce que vous ne voulez pas, les stagiaires et les recruteurs qui publient ces mots-clés en tête.

Le message d’approche

Un message générique obtient un silence poli. Un bon message montre que vous avez lu le profil, donne envie d’en savoir plus et demande peu. Voici la structure que nous utilisons :

Anatomie d'un premier message qui obtient des réponses

Court, personnalisé et transparent : trois lignes valent mieux qu'une fiche de poste.

Bonjour Camille,

J'accompagne une scale-up SaaS de 80 personnes qui structure son équipe Sales en France1, et recherche son premier Senior Account Executive.

Votre passage de Spendesk à Pennylane sur des cycles mid-market m'a interpellé.2

📍 Paris, 2 jours de télétravail · 💸 90 à 110 k€ OTE3

Seriez-vous ouverte à en discuter 15 minutes cette semaine ?4
  • 1Le contexte en une phrase : taille, secteur, enjeu. Le nom du client peut attendre la réponse si la recherche est confidentielle.
  • 2Une accroche sur le parcours : elle explique pourquoi c'est ce candidat que vous contactez, et prouve que le message n'est pas envoyé en masse.
  • 3Les informations qui décident : lieu, rythme et rémunération. Les annoncer d'emblée fait gagner du temps aux deux parties.
  • 4Une demande légère : un échange court, pas un CV ni une candidature.

Les relances : là où se joue le sourcing

C’est l’enseignement le plus net de nos données : près d’un candidat sur deux finit par répondre à nos séquences d’approche, mais rarement dès le premier message.

Chaque relance fait grimper le nombre de réponses

Part cumulée des candidats contactés qui ont répondu, à chaque étape de la séquence. Les messages envoyés le même jour comptent pour un seul envoi.

13 %
+13
20 %
+7
32 %
+12
38 %
+6
47 %
+9
1er message1re relance2e relance3e relance4e et +
Nouveaux répondants à cette étapeDéjà répondu avant

Source : Licorne Society

Sur 100 candidats contactés, 13 répondent au premier message. Après les relances, ils sont 47. Près de trois réponses sur quatre arrivent donc après au moins une relance. Autrement dit, un recruteur qui envoie un message et attend se prive de l’essentiel de ses conversations. Les candidats ne sont pas désintéressés : ils sont occupés, reçoivent beaucoup de sollicitations, et répondent quand le message tombe au bon moment ou sur le bon canal.

C’est aussi ce qui rend le sourcing si coûteux en temps : chaque candidat contacté reçoit en moyenne près de trois messages, à planifier, suivre et adapter selon ses réactions. Sur une vague de 150 profils, cela représente plusieurs centaines d’envois, et autant de réponses à traiter au fil de l’eau.

👉 L’intelligence artificielle aide déjà à rédiger, cibler et planifier ces séquences. Nous détaillons ses usages réels dans notre article sur l’impact de l’IA sur le recrutement.

Combien de candidats faut-il contacter pour recruter ?

C’est la question que nos clients nous posent le plus souvent, et celle à laquelle la plupart des entreprises n’ont jamais mesuré la réponse. Voici, d’après nos missions, ce que représente en moyenne un seul recrutement.

L’entonnoir d’un recrutement en approche directe

De 230 candidats contactés à 1 recrutement

Un entonnoir illustratif, construit à partir de nos moyennes : les volumes réels varient fortement selon le métier, le niveau et le marché.

230candidats contactés
100répondent, positivement ou non
24qualifiés en entretien de présélection
13présentés au client
9rencontrés en entretien
1recruté

Source : Licorne Society

Ce schéma dit deux choses. D’abord, le taux de réponse n’est pas le problème : près d’un candidat sur deux répond quand l’approche est soignée et relancée. Ensuite, la vraie perte se situe entre la réponse et l’entretien : sur 100 personnes qui répondent, seules 24 environ sont à la fois intéressées, disponibles, dans la bonne fourchette de salaire et au niveau attendu. Le sourcing ne s’arrête donc pas à l’envoi de messages, il exige de qualifier chaque réponse par un échange.

Le nombre de profils à contacter par métier

L’effort varie fortement selon la famille de métiers. Nous avons classé nos recrutements aboutis par grande fonction, en comptant tous les candidats approchés sur l’ensemble de chaque recherche :

Le sourcing par métier en un coup d'œil

Nombre moyen de profils contactés par recherche aboutie, taux de réponse obtenu et principale difficulté.

MétierProfils à contacterRéponse
Développement Très exigeantLe taux de réponse parmi les plus bas : les développeurs sont les profils les plus sollicités du marché, et leur niveau se vérifie mal sur un profil.
282
43 %
Sales Très exigeantBeaucoup de profils, peu qui ont réellement le track record attendu.
279
47 %
Data & IA Très exigeantUn vivier étroit, une concurrence forte et des expertises en data ou en machine learning difficiles à vérifier sur un profil.
274
48 %
Product & Design ExigeantDes candidats réceptifs, mais une séniorité produit difficile à évaluer sur un simple profil.
186
55 %
Marketing & Growth ExigeantLe taux de réponse le plus haut, mais des intitulés très hétérogènes à décoder.
159
60 %
IT, Infra & Cybersécurité ExigeantDevOps, infrastructure, sécurité : des profils moins nombreux, mais mieux identifiables grâce à leurs certifications et à leurs environnements techniques.
132
41 %
Direction Finance & Ops Recherche cibléeCFO, COO, Chief of Staff : des dirigeants peu nombreux, approchés après une cartographie fine des entreprises cibles. Moins de volume, plus de précision.
141
62 %
Direction Tech, Data & IA Recherche cibléeCTO, RSSI, DSI : une poignée de dirigeants crédibles sur un marché, identifiés un par un à partir des équipes tech de référence.
98
53 %

Source : Licorne Society

Les développeurs, les profils Data et IA et les commerciaux sont de loin les plus exigeants : il faut contacter en moyenne plus de 270 candidats pour une recherche aboutie, près de trois fois plus que pour un poste de direction technique. Les viviers sont très sollicités, les candidats courtisés par les grands groupes comme par les scale-ups, et une expertise technique ou un track record commercial se vérifient rarement à la lecture d’un profil. À l’inverse, les postes de direction (CTO, RSSI, CFO, COO) demandent moins de volume mais plus de précision : quelques dizaines de dirigeants pertinents sur un marché, à identifier un par un.

Un dernier enseignement contre-intuitif : les postes de management répondent mieux que les postes opérationnels. Sur les intitulés de type Head of, Directeur, Lead ou Responsable, le taux de réponse atteint 55 %, contre 48 % pour les contributeurs individuels, et il faut en moyenne 167 candidats contactés par recherche aboutie, contre 271. Les managers sont moins sollicités en volume et plus sensibles à une approche qui parle de projet et de périmètre.

Pour aller plus loin sur chaque fonction, retrouvez nos pages dédiées au recrutement de CTO, au recrutement en cybersécurité, au recrutement tech, au recrutement data, au recrutement commercial et au recrutement produit.

Combien de temps prend le sourcing d’un poste ?

En combinant les volumes ci-dessus avec des temps unitaires réalistes, il est possible d’estimer le temps qu’un recruteur consacre au sourcing d’un poste, de la première recherche jusqu’à la présentation des candidats. Ajustez les hypothèses à votre situation :

Calculez le temps de sourcing de vos recrutements

Volumes issus de nos données par métier. Temps unitaires par défaut tirés de notre pratique, modifiables.

79 heures
soit environ 11 jours de travail à temps plein
  • Profils à contacter282
  • Messages à envoyer et suivre790
  • Réponses à traiter121
  • Entretiens de présélection29

Pour les postes de direction, le temps par profil passe par défaut à 12 minutes : cartographie des entreprises cibles et lecture approfondie de chaque parcours. Hypothèses fixes : 4 heures de cadrage et de mise en place par poste, 2 minutes de personnalisation et de suivi par profil contacté, 6 minutes par réponse, 40 minutes par candidat présenté. Ratios de présélection (10,3 %) et de présentation (5,5 %) issus de nos missions.

Pour un seul poste de développeur, le sourcing représente plus de deux semaines de travail à temps plein, étalée sur trois à six semaines calendaires à cause des délais de relance. Pour trois recrutements simultanés, c’est un mi-temps sur plusieurs mois. Et ce calcul n’inclut ni les entretiens menés par vos managers, ni la négociation, ni l’onboarding.

C’est là que se trouve la difficulté pour la plupart des entreprises : le sourcing n’est pas compliqué en soi, mais il demande un volume de travail régulier que personne n’a vraiment le temps de fournir. Un fondateur, un manager ou un RH généraliste le fait entre deux priorités, par à-coups, et les relances sautent dès qu’une urgence arrive. Or, nos chiffres le montrent, ce sont précisément les relances qui produisent les réponses.

Cabinet de recrutement

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Nos consultants prennent en charge le sourcing et vous présentent une shortlist de candidats qualifiés.

Discuter de mon recrutement

Les outils de sourcing en 2026

Un bon outillage ne remplace pas la méthode, mais il fait gagner un temps considérable. Le plus simple est de penser ses outils par étape du sourcing : trouver les profils, récupérer leurs coordonnées, les approcher et les relancer, puis suivre les résultats.

La stack du sourcing, étape par étape

Les outils que nous utilisons ou recommandons, rangés selon le moment où ils interviennent.

ÉTAPE 1Trouver

Identifier les bons profils, y compris ceux qui ne cherchent pas.

  • LinkedIn
    LinkedIn RecruiterFiltres avancés, booléen, InMails
  • LinkedIn
    Sales NavigatorFiltres par entreprise, moins cher
  • GitHubKaggleBehance
    GitHub, Kaggle, BehanceJuger un profil sur son travail
ÉTAPE 2Enrichir

Récupérer l'email ou le téléphone pour sortir de LinkedIn.

  • FullEnrich
    FullEnrichAgrège plusieurs bases
  • KasprLusha
    Kaspr, LushaExtensions LinkedIn
ÉTAPE 3Approcher & relancer

Envoyer le premier message, puis tenir la cadence des relances.

  • Leonar
    LeonarSéquences LinkedIn et email, pensé pour le recrutement
  • LemlistLa Growth Machine
    Lemlist, La Growth MachineSéquences multicanales, pensé pour la prospection
ÉTAPE 4Suivre & mesurer

Savoir qui a répondu, où en est chaque candidat, ce qui fonctionne.

  • Welcome to the JungleTeamtailorFlatchr
    Votre ATSWelcome to the Jungle, Teamtailor, Flatchr
  • ◫
    Un CRM de recrutementPipeline par poste, statistiques de réponse
💡

Moins d'outils, mieux reliés. L'essentiel est que la recherche, les coordonnées, les relances et le suivi restent au même endroit, pour savoir à tout moment qui a été contacté, relancé ou a répondu.

Le principal piège est d’empiler les outils sans les relier : une recherche sur LinkedIn, un tableur pour suivre les contacts, un outil d’emailing pour les relances, une extension pour les coordonnées. Plus personne ne sait qui a été relancé, quand, et sur quel canal. Centraliser le sourcing, l’approche et le suivi au même endroit est ce qui permet de tenir la cadence des relances sur plusieurs postes à la fois.

👉 Notre toolbox des recruteurs et des Talent Acquisition recense l’ensemble des outils du recrutement, de l’ATS à l’évaluation des candidats.

Faire en interne ou externaliser son sourcing ?

Une fois la charge de travail mesurée, la question devient économique.

Les quatre façons d’organiser son sourcing

Quatre options existent, avec des logiques de coût et d’engagement très différentes.

Interne, freelance, RPO ou cabinet

À choisir selon le volume de recrutements, la rareté des profils et le temps disponible en interne.

OptionModèle de coûtPertinent quandLimite principale
Équipe interneSalaires, licences LinkedIn et outilsRecrutements nombreux et récurrents, sur des profils comparablesCoût fixe élevé, montée en compétence longue, difficile sur les profils rares
Sourceur freelanceTarif journalierBesoin ponctuel de volume sur un poste bien cadréLivre des profils, rarement des candidats qualifiés et engagés
RPOForfait mensuelForte croissance avec un plan de recrutement chargé sur plusieurs moisEngagement dans la durée, coût même quand les recrutements ralentissent
Cabinet de recrutementPourcentage du salaire annuel, le plus souvent au succèsPostes clés, profils en tension, recherches confidentielles ou urgentesCoût unitaire plus élevé, mais payé uniquement en cas de recrutement

Le RPO et le cabinet se comparent souvent, car ils couvrent tous deux le sourcing et la qualification. Nous détaillons leurs différences dans notre article cabinet de recrutement ou RPO : que choisir ?

Ce qu’apporte un cabinet de recrutement sur le sourcing

Passer par un cabinet ne revient pas seulement à déléguer des heures. Sur le sourcing, un cabinet spécialisé apporte trois choses qu’une équipe interne reconstruit difficilement :

  • La cadence. Des consultants dont c’est le métier à temps plein, qui tiennent les séquences de relance jusqu’au bout. C’est ce qui produit le taux de réponse de 44 % observé sur nos missions.
  • Le vivier et la connaissance du marché. Des milliers de candidats déjà rencontrés, des niveaux de rémunération observés en temps réel, et la capacité à dire au bout de deux semaines si le brief est réaliste ou s’il faut l’ajuster.
  • La qualification. Sur 100 réponses, à peine un quart méritent un entretien de présélection. Un cabinet fait ce tri en amont, et vos managers ne rencontrent que la dizaine de candidats qui valent leur temps.

Le calcul est simple : si votre poste représente plus d’une semaine de sourcing pour une personne déjà occupée, et si chaque mois de vacance pèse sur votre croissance, l’externalisation coûte souvent moins cher qu’elle n’en a l’air. Pour estimer le budget, consultez notre article sur le tarif d’un cabinet de recrutement.

En résumé

Le sourcing est devenu le cœur du recrutement sur les postes en tension. Bien mené, il fonctionne : près d’un candidat sur deux répond à une approche soignée. Mais il repose sur un volume presque toujours sous-estimé : plus de 220 candidats contactés en moyenne pour un recrutement, des séquences d’une dizaine de relances étalées sur trois semaines, et près de trois réponses sur quatre qui n’arrivent qu’après une relance.

Si vous avez le temps, la méthode et les outils, vous pouvez le faire en interne. Si vos recrutements sont critiques, nombreux ou portent sur des profils rares, confier le sourcing à des spécialistes est souvent le moyen le plus rapide de rencontrer les bons candidats.

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Questions fréquentes

Quelle différence entre sourcing et chasse de tête ?

Le sourcing désigne l'ensemble des actions qui permettent d'identifier des candidats, qu'ils soient actifs ou non : annonces, CVthèques, réseaux sociaux, cooptation. La chasse de tête en est une forme particulière, centrée sur l'approche directe de profils en poste qui ne cherchent pas, le plus souvent pour des fonctions de direction ou des expertises rares. Toute chasse de tête est du sourcing, mais tout sourcing n'est pas de la chasse.

Est-il légal d'approcher un candidat qui n'a rien demandé ?

Oui, à condition de respecter le RGPD. Vous pouvez contacter un professionnel à partir de données qu'il a rendues publiques dans un cadre professionnel, au titre de l'intérêt légitime, si le message est en lien avec son métier. Vous devez lui indiquer d'où viennent ses données, lui permettre de s'opposer facilement à tout nouveau contact et ne pas conserver son profil au-delà d'une durée raisonnable, généralement deux ans après le dernier échange.

Combien coûte l'externalisation du sourcing ?

Tout dépend du modèle. Un sourceur freelance facture à la journée, un prestataire RPO au forfait mensuel, et un cabinet de recrutement un pourcentage de la rémunération annuelle du candidat recruté, le plus souvent au succès. Le bon calcul compare ce coût au temps interne qu'aurait demandé la recherche et au coût d'un poste qui reste vacant plusieurs mois.

Peut-on combiner annonce et sourcing sur un même poste ?

Oui, et c'est même recommandé pour les postes à volume. L'annonce capte les candidats actifs à moindre effort, le sourcing va chercher les profils passifs que l'annonce ne touchera jamais. Sur les postes rares ou confidentiels, en revanche, l'annonce apporte surtout du bruit et la recherche se fait presque exclusivement en approche directe.

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À propos de l'auteur

Fondateur de Licorne Society

Ingénieur de formation, diplômé de l'INSA Lyon, André a d'abord travaillé dans le conseil en management chez Argon & Co. Il a ensuite co-fondé Licorne Society, le cabinet de recrutement spécialisé Tech et Digital, puis Leonar, une solution SaaS destinée aux équipes de recrutement.

Il dirige aujourd'hui l'offre de cabinet de recrutement de Licorne Society et encadre une équipe de recruteurs spécialisés dans l'univers des startups, scale-ups, de la Tech et du Digital.

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